lydiane

Une heure avec Lydiane autour du monde !

Connaissez-vous cette grande voyageuse qui, depuis 2013, parcourt la planète dans le but de découvrir ses trésors, d’aller à la rencontre des gens de toute nationalité, de comprendre leur culture et de nous inspirer à voyager simplement et librement ? Je vous présente aujourd’hui Lydiane St-Onge que j’ai eu la chance de rencontrer dans un petit café de l’avenue Cartier à Québec. Discuter avec elle du guide de voyage qu’elle a réalisé avec sa sœur Léonie était pour moi une occasion d’en connaître davantage sur ce livre, mais aussi de rencontrer cette jeune femme inspirante qui nous donne envie de suivre nos rêves et de se dépasser au quotidien.

« Voyage 101 : Le guide indispensable à tous les voyageurs ! »  représente deux ans de travail, de nombreuses heures de recherche et d’écriture et des pages remplies de judicieux conseils, de magnifiques photos et d’anecdotes croustillantes.

Découvrez ci-dessous un résumé de l’entrevue qu’elle m’a accordée

 

Pourquoi avoir choisi de rédiger un guide et non un livre de récits de voyage (Le premier livre de Lydiane et Léonie nous transportait à travers ses expériences de voyage les plus marquantes.) ?

En fait, le premier livre racontait des voyages qui ont vraiment changé ma vie. Après ce livre, je ne voyais pas vraiment l’intérêt de rédiger à nouveau ce genre de récits de voyage. Je trouvais que l’essence de ce que je souhaitais partager avait été dit. Je ne voulais pas faire des livres pour faire des livres. Puis, je me faisais poser beaucoup de questions sur comment voyager, les gens semblaient chercher de la documentation pour s’aider à voyager et une idée d’un genre d’école de voyage a commencé à germer. Une courte formation en une fin de semaine afin de partager des renseignements essentiels sur le voyage, mais surtout comment commencer la planification d’un voyage, par quoi débuter. C’est ainsi que l’idée du guide est venue, un guide général qui est vraiment étape par étape qui deviendrait un outil utile pour tous voyageurs. Le but de ce guide était de réponde à un besoin que nous avions remarqué.

Comment s’est déroulée la collaboration avec ta sœur pendant deux ans ?

On a commencé par monter la table des matières, choisir les sujets, diviser en 3 grandes catégories (avant, pendant et après) et ensuite, diviser chaque section par sujets. On voulait un guide qui n’était pas un guide, pas juste de l’écriture. On voulait des photos et des anecdotes pour rendre la lecture le fun. Ça été beaucoup de fun, mais un énorme travail.

Et avec l’éditeur, comment cela s’est-il passé ?

L’éditeur nous donnait carte blanche pour le livre. Lorsqu’on finissait un sujet, on leur envoyait pour révision et approbation. L’éditeur était le gardien du nombre de pages, en fait, nous voulions un prix en bas de 30 dollars donc il fallait quand même se limiter dans le nombre de pages. L’éditeur n’a pas coupé sur nos sujets, c’était plutôt question d’épurer. Par exemple, si on donnait trop de détails, il en coupait. En général, il nous demandait quand même d’essayer d’épurer avant que lui-même fasse ce travail. C’était ma sœur qui s’occupait de la rédaction et de réécrire ce qui devait l’être. Ce livre a demandé un énorme travail de recherche.

Par exemple, la section qui détaille les règles entourant la RAMQ, a dû vous demander beaucoup de travail ?

Oui, mais le plus difficile était de réécrire clairement pour que les gens ne soient pas mêlés et que des erreurs ne soient pas commises par notre faute. Il ne faut pas oublier qu’on a une responsabilité puisque les gens se fient au contenu de livre. C’est pourquoi nous avons envoyé ce genre de section à des assureurs pour être certaine que tout était correct. Pour la section assurance voyage, on a fait aussi le même cheminement. J’ai envoyé le tout à un président d’une compagnie d’assurance pour qu’il puisse contre vérifier ce qu’on avait inscrit.

Et concernant l’édition du livre, aviez-vous le dernier mot sur le choix des photos, du texte ou de la couverture ?

En fait, c’était des décisions de groupe. Dans une maison d’édition, il y a une équipe de graphisme, une équipe pour l’écriture etc., donc nous faisions les choix ensemble. Par exemple, l’équipe de graphisme nous faisait des soumissions de couverture et nous leur faisions part de nos commentaires. Je leur ai aussi donné accès à tout mon portfolio de photos donc 99,9% des photos sont mes propres photos. Le seul exemple d’une photo achetée est celle de la trousse de premiers soins car je n’en avais pas une qui était très jolie. Puis, en général, c’était du back and forth, on envoie une section, on reçoit des commentaires, on retravaille, on soumet etc. On faisait super confiance à notre éditeur donc lorsqu’on recevait des commentaires, on savait qu’il avait raison haha. Il y a seulement à une occasion que j’ai dû débattre mon point car il voulait mettre mon visage sur la page couverture et je ne comprenais pas la logique car ce n’était pas mon histoire, c’était un guide. L’éditeur a compris mon point de vue et elle s’est mise d’accord avec moi. On a troqué ça pour une photo de moi et ma sœur au dos du livre ce qui était très important pour moi puisque c’était tout un travail d’équipe.

Est-ce que vous avez discuté d’une 3e collaboration ?

C’était le dernier, c’est fini. Bon, il ne faut jamais dire jamais, mais j’ai l’impression qu’on est allées au bout de ce que l’on voulait dire. Peut-être un jour ce sera un livre sur le voyage en famille, mais non, je ne sais pas trop, pour le moment, j’ai créé deux outils dont je suis vraiment satisfaite.

Si je reviens plus au contenu du livre, en ce qui concerne les destinations classées par catégories (de facile à extrême), as-tu déjà voyagé dans des destinations extrêmes ?

La majorité des destinations extrêmes ne m’intéressent pas. Si on recule de 5 ans ou 6 ans, ça aurait été mon genre d’aller dans ce genre de destination, mais j’ai assez vécu de trucs traumatisants pour ne pas vouloir aller me mettre plus en danger. Il y a aussi des destinations que je n’irais pas toute seule en tant que femme comme l’Égypte.

J’ai vu que tu étais allée au Moyen-Orient seule, comment as-tu trouvé cette expérience ?

Il faut des nerfs solides, combien de fois je me suis parlée dans ma tête…les hommes te regardent tous, ils passent des commentaires, mais ça va bien aller pareille q’il faut se répéter. Je suis habillée avec la tenue traditionnelle et ça ne suffit pas. Ce n’est pas une destination tout repos. Tu dois toujours être alerte, tu n’as pas un sentiment de liberté ou de vacances. Je voulais me rendre là-bas pour comprendre ce qui se passait dans ce pays, expérimenter par moi-même et comprendre leur culture.

Il y a une destination en particulier que je voulais te parler : la Nouvelle-Zélande, un de mes coups de cœur. Tu y es déjà allée je crois ?

Oui, j’ai adoré ce pays. Je n’ai pas fait les deux îles, mais je dois absolument y retourner. (Ici, je lui raconte mon voyage de 3 mois, mes villes préférées, ce qu’elle ne doit pas manquer sur l’île du sud et notre discussion continue sur le sentiment d’appartenance que l’on développe après des séjours comme celui-ci.)

Tu as une section dans ton livre sur le blues du retour, je t’avoue que c’est un sentiment que j’ai eu à mon retour de Nouvelle-Zélande, mais aussi dernièrement puisque mes plans de voyage ont été annulés en raison de la COVID. As-tu toi aussi des plans qui ont été annulés ?

J’avais des voyages organisés de prévus, mais j’étais plus triste pour les gens qui attendaient depuis 1 an leur voyage en Afrique du Sud alors que moi j’y suis déjà allée et que ça ne me dérangeait pas de le repousser d’un an. Je connaissais aussi des gens qui venaient de louer leur maison pour 1 an et qui partaient faire le tour du monde. Tout a été annulé bien entendu. Ou encore des gens qui avaient tout vendu et qui étaient déjà partis faire le tour du monde et qui ont dû revenir un mois plus tard. Moi, je te dirais que ça ne m’a pas dérangé de ne pas voyager. Je voulais justement être plus relax et arrêter de courir partout. J’ai savouré chaque minute du confinement, avoir une routine, un vrai quotidien….c’était complètement nouveau pour moi et j’ai aimé ça. Ça fait 7 ans que je n’avais pas de routine et que je vivais dans mes valises…disons que ça m’a vraiment fait du bien de prendre un temps d’arrêt et j’étais super heureuse.

As-tu des voyages de prévu prochainement ?

J’étais supposée aller à Vancouver, mais je l’ai annulé. Sinon, il y avait un voyage au Sri Lanka de prévu en novembre, c’est certain qu’il sera annulé et après, ça va en janvier où j’avais un voyage de ski dans l’ouest. C’était tous des voyages de groupe. En fait, j’accompagne des groupes, je ne suis pas vraiment le guide, je suis plus une accompagnatrice avec qui tu peux jaser, je suis vraiment là pour le social et pour profiter avec le monde.

Une section de ton livre m’a beaucoup accrochée, la section le voyage une fuite. Est-ce que tu te le fais dire encore souvent que le voyage est une fuite ?

Non, jamais. On me l’a demandé quand j’ai lâché mon travail de courtière. Mais, sinon ce n’était pas récurrent du tout, et ce n’est pas venu de mes amies. De toute façon, ce n’était pas une surprise pour eux. À quinze ans, je suis allée rester quelques mois dans une famille à Calgary dans le cadre d’un échange. J’étais déjà voyageuse, et ce, depuis mon plus jeune âge. Quand j’avais 9 ans, j’étais dans un programme international à l’école et j’avais été qualifié pour aller à Londres. J’avais déjà des ambitions dès cet âge-là, mais je n’ai pas pu faire cette expérience (raisons financières!). Mes parents m’ont ensuite promis qu’on pourrait un jour partir voyager.

Quand tu as lâché ton travail de courtière, est-ce que tout s’est fait naturellement ou tu t’es remise en question ?

Il y a eu pleins de moments où je me suis remise en question. Est-ce que je fais la bonne chose ? J’ai eu quelques vertiges, mais celui qui m’a le plus marqué est lorsque j’ai invité mes amies à venir dévaliser ma maison. Les voir partir avec les sacs de poubelles remplies de mes articles…ça fait quelque chose, mais après, j’ai eu un sentiment de liberté. Tu te sens léger. Moi, j’avais besoin d’être radicale à ce moment-là car je n’avais pas l’intention de revenir au Québec.

Si tu pouvais changer quelque chose dans ton parcours, est-ce que tu changerais quelque chose ou non ?

Non, je ne changerais rien…peut-être que je regrette un peu l’achat de ma BMW parce que ça m’a coûté cher pour rien, mais en même temps non, car ça m’a fait comprendre bien des choses…c’est ma voiture qui a été le plus difficile à laisser aller et en même temps le plus symbolique. Plus de mode de transport, je dois maintenant prendre l’avion ! haha

***

Rencontrer Lydiane St-Onge, c’est comme revoir une vieille amie. On se sent rapidement à l’aise, on se confie facilement sur nos aspirations et nos ambitions et même sur nos problèmes digestifs haha

Merci encore Lydiane pour ton temps !

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