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IKEA : la sombre vérité

Bonjour tout le monde,

Voici une petite histoire originale que j’ai eu envie de vous partager aujourd’hui !

Bonne lecture 🙂

IKEA : la sombre vérité

J’ai toujours été une fan finie du IKEA. Pendant longtemps, je me suis déplacée de nombreuses fois par année à celui de Boucherville pour assouvir mes besoins de consommation excessive. Quand j’ai su (enfin!) qu’un IKEA se construisait dans ma ville (Québec), j’en ai pratiquement pleuré. Dès lors, j’ai su que je devais entrer chez le géant suédois malgré mes nombreuses heures de travail à titre d’étudiante en droit. Pour moi, quelques heures à temps partiel rimaient avec pur bonheur ! J’ai donc déposé ma candidature, complété le processus d’embauche et je suis rapidement devenue une « collaboratrice ». Pas une employée ni une associée, une « collaboratrice ». Après quelques moi, on m’appelait chef d’équipe et mon superviseur me voyait déjà comme avocate de cette multinationale. Et j’avoue que j’y songeais…c’était un défi colossal, mais tellement excitant !

Les années ont passé, j’ai terminé mes études, réussit le Barreau et enfin, mon avenir se dessinait au sein mon entreprise favorite. J’ai décroché un poste d’avocate junior à Montréal dans un bureau où je ne comptais plus mes heures…les dossiers débordaient et plus je lisais, plus je me rendais compte à quel point IKEA m’avait menti sur toute la ligne. Vous souvenez-vous de la fameuse commode MALM qui avait fait l’objet d’un rappel massif après la mort de plusieurs enfants en bas âge ? Le règlement à l’amiable record de 46 millions entre les parents du petit Jozef Dudek et la multinationale a été celui le plus publicisé. Mais, qu’en est-il de tous les enfants blessés ? Car c’était sur ce point que mes supérieurs avaient sollicité mon aide. Je devais avoir au moins 300 dossiers de réclamation à analyser et à chaque fois que je m’y plongeais, je revoyais sans cesse la vidéo de la commode s’écrasant par terre au son d’une musique inquiétante.

Après la lecture d’un énième dossier, j’ai décidé de prendre une pause en essayant de ne pas trop penser à ces enfants éclopés. Allais-je réussir à faire mon travail ? J’ai regardé l’horloge accroché au mur de mon bureau sans fenêtre : 21h45. Je n’avais même pas vu l’heure passée. J’ai posé un regard autour de moi constatant le vide total du bureau et la faible lumière l’éclairant. Je me suis levée pour me diriger vers la salle à café, mais j’ai été attirée par la porte entrouverte du bureau de mon supérieur. Étonnant qu’il ne l’ait pas verrouillée, était-il peut-être encore là ? Je me suis approchée discrètement et je me suis infiltrée dans son bureau inoccupé. Sur quoi pouvait-il bien travailler alors que je me tapais des millions de dossiers d’enfants blessés ? Ma curiosité piquée au vif, je me suis mise à fouiller dans ses classeurs. Au fond du dernier tiroir, j’ai mis la main sur une enveloppe avec l’inscription « Confidentiel ».

Stressée, j’ai porté mon attention sur la porte et j’ai écouté attentivement le silence. Rien en vue. J’y jouais sûrement mon poste, mais je ne pouvais plus m’en empêcher. J’ai ouvert l’enveloppe pour y voir apparaître une tonne de noms et de chiffres avec la mention décès. De nombreuses de pages où le montant des règlements à l’amiable y avait été soigneusement inscrit ! Des dizaines d’enfants décédés au Québec sans qu’une once d’information ne circule dans les médias…impossible. Estomaquée, je remis frénétiquement les feuilles dans l’enveloppe tentant de cacher mon intrusion de façon subtile. Puis, j’entendis la voix rauque de mon supérieur : « À ta place, je replacerais tranquillement cette enveloppe dans le tiroir et j’irais relire avec attention mon entente de confidentialité. Ne crois surtout pas allez bien loin avec ces informations. Si tu parles, ils feront tout pour te détruire. »

« C’est une menace ? », lui ai-je demandé.

« Non, c’est la réalité. IKEA n’est pas le numéro un mondial de l’ameublement pour rien. »

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