Heineken en Afrique – Une multinationale décomplexée – Olivier Van Beemen

Comme vous avez pu voir au cours des derniers mois, mes lectures sont très diversifiées (Roman policier, Classique littéraire canadien ou étranger, Chick-Lit, Guide de voyage…) et cette semaine, je vous présente un ouvrage encore totalement différent : une enquête journalistique réalisée par Olivier Van Beemen. Lorsque j’ai vu ce livre, je ne savais pas du tout que la compagnie de bière Heineken avait des opérations en Afrique et bien sûr, je n’avais aucune idée de l’ampleur des informations que j’allais découvrir. Les preuves y sont bien réelles et détaillées, je n’ai aucune difficulté à croire ce que Olivier Van Beemen avance dans son livre.

Résumé du 4e de couverture

Une enquête choc sur les méthodes des grandes multinationales en Afrique.

Heineken est l’un des fleurons de l’industrie néerlandaise. Présente dans 170 pays, l’entreprise est un symbole de la mondialisation galopante et du capitalisme triomphant. Après cinq années d’une enquête qui l’a conduit à mener quatre cents entretiens dans douze pays africains et à consulter des centaines de documents émis par l’entreprise elle-même, Olivier van Beemen met en évidence les pratiques d’une multinationale dans une partie du monde où les États sont souvent défaillants.

Il détaille les méthodes de Heineken pour y réaliser des profits bien supérieurs à sa moyenne mondiale, tout en prétendant participer au développement économique du continent africain. Cet ouvrage remet en cause la légende dorée construite par Heineken et brise le mythe d’une entreprise vertueuse et soucieuse de développement durable. L’auteur montre comment la firme a pu rester en place dans de très nombreux pays africains malgré la décolonisation et les guerres civiles, parfois au prix d’implications douteuses (apartheid sud-africain, génocide au Rwanda).

Heineken a tiré profit de l’absence de réglementations en matière de marketing, de santé ou de normes environnementales, et ceci sans jamais tenir compte des dommages causés par l’abus d’alcool aux économies et aux sociétés dans lesquelles l’entreprise opère.« Il n’y a jamais eu de livres critiques sur Heineken. Nous n’aimons pas ça. » Jean-François van Boxmeer, P.D.G. de Heineken.

Mon avis

Tout au long de ma lecture, j’ai été étonnée, choquée et découragée par les multiples informations dévoilées par l’auteur. La première chose qui m’a le plus frappée est la façon dont la promotion de la bière est faite en Afrique. Dans ce pays, la bière est devenue un symbole de prestige et d’héroïsme. Il n’est pas question de modération ou de consommation responsable. En effet, Heineken écrit même : « Nous ne pensons pas que ce soit une bonne idée de tenter de définir purement et simplement le mot responsable en terme d’unités d’alcool. Nous croyons que la réussite tient à une seule règle qui est valable pour tous les consommateurs, hommes et femmes, grands ou petits : c’est de toujours boire avec modération, au bon moment, au bon endroit et pour les bonnes raisons. »

À la lecture de cette phrase, je suis simplement consternée par la manière dont Heineken se dégage de toute responsabilité et même relativement à la consommation de bière par les enfants (référence à grands ou petits). Ici en Occident, nous sommes continuellement conscientisés aux problèmes causés par l’alcool. Qui ne connaît pas ici au Québec le slogan : La modération a bien meilleur goût ? Heineken a bien beau participé à la croissance économique de l’Afrique, mais leur manière de faire reste discutable.

Surtout dans le cadre des promotrices, ces femmes engagées par des agences pour faire la promotion de la bière Heineken pour un salaire de misère. Ces dernières font constamment face au harcèlement sexuel de leurs clients. Voici le témoignage de l’une de ces femmes : « Notre employeur trouve qui si on ne permet pas les attouchements, on doit se chercher un autre travail. Je ne les remarque même plus. Je m’y prépare. » Nous en sommes encore là en 2019, êtes-vous autant découragée que moi ?

J’ai pris du temps à lire ce livre au complet, c’était une lecture qui demandait beaucoup plus de concentration car je voulais assimiler le plus d’information possible. Le seul bout où j’ai décroché est le chapitre parlant de l’influence de la bière Heineken dans la politique Africaine. C’est la seule section où j’ai sauté quelques pages. Pour le reste, ce fût très intéressant d’en savoir plus sur les pratiques de ce géant de la bière. Et vous, étiez-vous au courant de la présence d’Heineken en Afrique ? Merci de me lire et n’hésitez pas à me laisser vos commentaires 😊

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